Pendant que certains réclament le boycott des Jeux Olympiques de Pékin, Bertrand Delanoë pour sa part propose celui de Londres 2012.
A ce propos, la crise tibétaine a permis l'éclosion d'un terme tout à fait original dans la bouche des journalistes français, celui de « boycottage ». C'est moche. On dirait le nom d'un club de rencontres gay de bord de mer.
Toujours est-il qu'en ce moment, question droits de l'Homme, c'est Tintin au Tibet !
Tous les farceurs du monde francophone attendent impatiemment 2012, pour pouvoir enfin dire que le porteur de la flamme olympique est arrivé à pied par la Chine.
Nicolas Sarkozy invite le gouvernement chinois à faire preuve de retenue. Celui-ci est cependant plus prompt à faire preuve de rétention.
L'Organisation des Nations-Unies a, pour sa part, face à la répression sanglante dont souffre le peuple tibétain, décidé de chier dans son froc avec courage et détermination.
Le Dalaï-Lama a proposé sa démission. Il ne reste plus qu'à négocier ses indemnités de départ.
Steven Spielberg a refusé de s'associer à la cérémonie d'ouverture de Pékin 2012. C'est admirable, et cela console les mélomanes du monde entier qui n'auront pas à se taper un nouvel hymne olympique composé par John Williams !
Au rythme où vont les violences des autorités chinoises, la WWF envisage de classer le lama parmi les animaux en voie de disparition.